Saviez-vous que l'air intérieur pouvait être jusqu'à cinq fois plus pollué que l'air extérieur ? Regardons pourquoi et surtout comment nous en préserver...
La pollution intérieure, souvent négligée, affecte pourtant la qualité de l'air que nous respirons quotidiennement chez nous, posant ainsi des risques pour la santé tels que des allergies, de l'asthme, ou encore des troubles respiratoires. Il est donc essentiel de prendre certaines mesures pour améliorer la qualité de notre air intérieur.
Les sources de pollution intérieure sont multiples et souvent insoupçonnées... Les matériaux de construction et de décoration, tels que les peintures, les vernis, ou encore les colles utilisées pour les sols et les meubles, peuvent émettre des composés organiques volatils (COV), nocifs pour la santé. Les appareils de chauffage et les cheminées, sans un entretien régulier, peuvent libérer du monoxyde de carbone et d'autres polluants.
Les activités quotidiennes telles que la cuisson (notamment les cuissons à l’huile) ou le nettoyage avec certains produits ménagers contribuent également à la dégradation de la qualité de l'air intérieur en ajoutant des particules fines et d'autres substances chimiques dans l'atmosphère de nos foyers.
Désolé si vous aimez les bougies parfumées, l’encens, les désodorisants… Tous sont de grosses sources de pollution intérieure. Et c’est encore pire si vous utilisez des produits de qualité moyenne ou bas de gamme ! Alors mieux vaut laisser tomber les bâtonnets d’encens ramenés de Bombay ou de Katmandou, surtout si vous les avez achetés sur un marché…
Il existe heureusement des solutions.
C’est certainement la recommandation la plus simple et la plus efficace. Aérer votre lieu de vie au minimum 10 minutes chaque jour, si possible en faisant des courants d’air.
Planifiez les travaux durant des périodes où vous pouvez laisser votre lieu de vie inoccupé pendant quelques jours pour permettre à la majorité des émissions de se dissiper.
Lors de travaux, veillez à aérer constamment l'espace de travail en ouvrant les fenêtres. Privilégiez des matériaux et des produits portant des labels attestant d'une faible émission de COV (notamment pour les peintures et vernis).
Pour les meubles neufs, optez si possible pour des meubles en bois massif plutôt que des meubles en aggloméré, qui sont souvent traités avec des colles et des résines émettant des COV. A défaut et pour les tapis en matière synthétique, laissez-les dégazer quelques jours dans un garage ou un espace aéré (balcon) avant de les intégrer chez vous.
Ne laissez jamais un bébé ou une femme enceinte dans une chambre fraîchement repeinte, même avec des peintures à COV faible (même dans ce cas, il y a quand même énormément d’émissions). Attendez au minimum une semaine en aérant bien.
Les produits de nettoyage conventionnels sont en général chargés de substances chimiques agressives, telles que des ammoniaques, des chlorures et des parfums synthétiques, qui peuvent irriter les voies respiratoires, déclencher des allergies et contribuer à la pollution de l'air intérieur.
Privilégiez des produits écologiques labellisés, qui utilisent des ingrédients naturels et biologiques, réduisant ainsi les émissions de composés organiques volatils (COV) et autres substances nocives.
D'une manière générale, le vinaigre blanc suffit largement à tout nettoyer dans la maison (salle de bains, table, plan de travail, vitres...). Ne succombez pas à la mode des produits "désinfectants", qui sont plus chers, plus polluants et totalement inutiles au quotidien.
La création de solutions de nettoyage maison à partir de vinaigre blanc, de bicarbonate de soude ou de citron, constitue une méthode efficace, économique et écologique pour nettoyer et désinfecter votre intérieur sans compromettre la qualité de l'air (on peut quasiment tout faire : nettoyant pour vitres, dégraissant, anti-calcaire…).
Dernière astuce : lorsque vous utilisez un spray, appliquez-le directement sur votre éponge, votre micro-fibre ou votre essuie-tout plutôt que sur la surface ciblée, car sinon énormément de particules partent dans l'air, ce qui peut être nocif pour le système respiratoire.
Les diffuseurs d'huiles essentielles utilisant de l'eau peuvent parfumer l'air sans produire de fumée ni libérer de substances chimiques nocives.
Si vous tenez à utiliser des bougies parfumées, optez pour des bougies fabriquées à partir de cires naturelles comme la cire d'abeille ou de soja, sans mèches à base de plomb et parfumées avec des huiles essentielles pures.
Pour ceux qui apprécient l'encens, vous minimiserez le côté polluant en privilégiant des produits à base d'ingrédients naturels et biologiques.
Pour chasser les odeurs, les solutions naturelles comme les sachets de lavande, les pots-pourris faits maison avec des écorces d'agrumes séchées, des bâtons de cannelle et autres herbes aromatiques, offrent une alternative écologique et saine.
Sans oublier l’utilisation d’une hotte aspirante lorsque vous cuisinez à l’huile. Pensez à changer les filtres régulièrement.
Alors profitez du printemps et laissez rentrer l’air frais !
Christophe